Cybermois 2026 : le mois idéal pour recruter en cybersécurité

Octobre. Votre RSSI réclame un analyste SOC depuis le printemps. L'annonce tourne depuis juin, trois candidatures au compteur, aucune ne tient vraiment la route. Et le dossier glisse tout doucement vers le fameux « on relance en janvier ». Si vous vous reconnaissez, la suite devrait vous parler.
Pendant ce temps, l'écosystème cyber vit son mois le plus bavard de l'année. Ateliers, conférences, compétitions, salons : pendant 31 jours, les pros de la sécurité sortent de leurs SOC et prennent le micro. Le Cybermois n'a rien d'un salon de l'emploi, on est d'accord. Pour un recruteur IT, c'est pourtant la meilleure fenêtre de l'année pour repérer, approcher et préparer ses recrutements cyber.
15 000 postes vacants

Une pénurie qui s'est installée pour durer
Le chiffre tourne en boucle. Il vient des études de l'ANSSI, reprises dans le référentiel des métiers connexes du Campus Cyber : plus de 15 000 postes vacants en cybersécurité depuis 2019, et 35 000 postes à créer d'ici 2030. Sept ans plus tard, le trou n'est toujours pas comblé.
Et la demande ne faiblit pas, loin de là. L'Observatoire des métiers de l'ANSSI a épluché plus de 23 000 offres d'emploi cyber publiées entre juin 2023 et juin 2024, en hausse de 49 % par rapport à 2019. Le calcul est somme toute assez rapide : plus de 60 annonces cyber par jour, week-ends compris.
Le vrai problème, ce n'est pas le nombre de têtes
15 000, c'est une histoire d'effectifs. Sur le terrain, les équipes racontent autre chose.
L'ISC2, qui interroge chaque année plus de 16 000 professionnels dans le monde, a carrément arrêté de publier son estimation du déficit de main-d'œuvre dans son étude 2025.
Pourquoi ? Parce que les répondants ne parlent plus de bras qui manquent, mais de compétences précises. 95 % signalent au moins une lacune dans leur équipe, et 59 % la jugent critique ou importante, contre 44 % un an plus tôt. En douze mois, on est passé de moins d'une équipe sur deux à plus d'une sur deux. Sécurité du cloud et IA en tête de liste.
Un pro de la cyber sur deux vient d'un autre métier

Voilà sans doute la donnée la plus sous-exploitée du marché. Selon ce même Observatoire de l'ANSSI, la cybersécurité n'est pas le domaine d'origine de la moitié des professionnels en poste. 40 % arrivent de l'informatique et du numérique, 12 % d'un tout autre secteur. Et le me milieu reste masculin à 85 %.
Autrement dit, le vivier cyber déborde largement des CV estampillés « cyber ». Il s'étend aux admins systèmes et réseaux, aux ingénieurs cloud, aux DevOps qui jonglent déjà avec des accès, des logs et des incidents au quotidien.
Octobre, le mois où les pros de la cyber sortent du bois

Plus de 360 rendez-vous en 31 jours (autant d'occasions de repérer du monde)
Le Cybermois 2026 court du 1er au 31 octobre. Version française du Mois européen de la cybersécurité, piloté par Cybermalveillance.gouv.fr, avec un thème qui donne le ton : « Se cyber protéger, ce n'est pas si bête ». Plus de 2 400 partenaires sur le pont, plus de 360 événements recensés dès le lancement. Près de douze rendez-vous par jour, outre-mer compris.
Côté campagne, l'objectif est de sensibiliser le public. Côté recrutement, l'intérêt est ailleurs : pendant un mois, les profils cyber prennent la parole en public. Ils animent des ateliers, montent sur scène, publient sur LinkedIn, tiennent des stands.
Un pro qui sacrifie sa soirée pour expliquer le phishing à des patrons de TPE ? Ça en dit long sur lui. Il sait vulgariser, il aime transmettre, il a le sens du collectif. Pile ce qui manque à beaucoup d'équipes SOC au moment de faire émerger un N2 ou un lead.
Le bon réflexe pourrait être : un passage par l'agenda national du Cybermois, un tri par ville, et vous notez les noms des intervenants. Vous voilà avec une liste de sourcing qualifiée qu'aucune CVthèque généraliste ne vous servira sur un plateau.
Les dates à entourer en rouge dans votre agenda

CTF (Capture The Flag) : le meilleur détecteur de talents ?

On imagine volontiers octobre truffé de compétitions de hacking. Et bien non. En réalité, les grands CTF français se jouent au printemps. Le France Cybersecurity Challenge de l'ANSSI s'est tenu du 3 au 12 avril 2026 avec plus de 2 000 hackers éthiques. Le 404CTF de Télécom SudParis et de la DGSE a suivi du 16 mai au 7 juin.
En octobre, le temps fort se joue chez nos voisins. L'European Cybersecurity Challenge, une initiative de l'ENISA qui affiche clairement l'ambition de connecter les jeunes talents aux organisations du secteur, réunit à Bochum des équipes nationales de hackers éthiques. Dont la Team France, sortie tout droit du FCSC.
Pourquoi c'est une bonne nouvelle ? Parce qu'octobre devient le moment rêvé pour préparer la saison 2027 pendant que les budgets se construisent. Parrainage d'une épreuve, partenariat avec une école organisatrice, dotation d'un prix : ce genre d'accord se négocie bien avant le printemps. Quelques milliers d'euros glissés dans votre budget 2027 peuvent donner un meilleur résultat qu'une énième campagne d'annonces !
Ce qu'un classement de CTF vous apprend vraiment sur un candidat
Bien entendu, un CTF ne mesure pas un diplôme. Il mesure la ténacité, la méthode et une vraie spécialité : web, exploitation de binaires, rétro-ingénierie, forensics, crypto, OSINT.
Un profil qui squatte le haut du classement en forensics coche une case que dix certifications ne cocheront jamais. Et comme le 404CTF interdit l'IA pour résoudre automatiquement les épreuves...
Un garde-fous quand même. Un crack du CTF reste avant tout un profil offensif. Pour un poste SOC ou GRC, d'autres qualités pèsent davantage : rigueur de documentation, sang-froid en pleine gestion d'incident, compréhension du risque métier.

Turnover-IT, le vivier cyber
Sur Turnover-IT, la CVthèque réunit 413 000 profils IT et tech consentis, filtrables par compétences, disponibilité, TJM et type de contrat. Un pentester confirmé comme un admin réseau tenté par la sécurité, vous pouvez cibler les deux.
Les alertes CV vous signalent chaque nouveau profil qui colle à vos critères, le matching IA suggère des candidats en vous laissant la main, et la place de marché B2B ouvre l'accès aux consultants cyber en intercontrat. Avec en prime la page marque employeur sur Free-Work et la connexion à plus de 40 ATS.
Ainsi, le Cybermois offre quelque chose d’inédit : un mois où les talents cyber sont visibles, accessibles, en train de parler de leur métier.
Votre prochain analyste SOC anime peut-être un atelier du Cybermois cette semaine. Reste à savoir qui sera dans la salle pour l'écouter. Autant que ce soit vous !
👉 Pendant 24 heures, la CVthèque Turnover-IT vous ouvre ses 413 000 profils IT. Filtres sécurité, alertes CV, tout y est !


